Une collègue m’avait un jour approchée, après plusieurs mois d’hésitation, en me disant, comme premiers mots de notre première conversation : « Ma grand-mère est raciste, elle n’a jamais aimé les Noirs. »
Je m’attendais à ce qu’il y ait une suite à sa phrase, mais rien. Afin de casser cet instant lourd, je lui ai demandé si elle l’était elle-même. Elle m’a répondu que non, mais qu’elle se méfiait malgré tout.
Je lui ai donc répondu qu’elle avait le droit de se méfier, mais pas seulement des Noirs : de toutes les personnes, peu importe leur communauté, pouvant être animées de mauvaise foi.
Depuis ce jour, elle et moi avons commencé à discuter de tout et de rien, et au final, nous sommes devenus de très bons amis.
Je parle de cette histoire parce que plusieurs de ceux qui sont racistes le sont devenus parce qu’ils ont grandi dans des environnements propices à cela. Ils ont entendu des blagues, des histoires, des préjugés, bref, pas mal de choses qui font en sorte que, tout doucement, la haine s’installe envers une catégorie de personnes.
Comment expliquer que tous les enfants, à la garderie, ont le cœur pur, s’embrassent, jouent ensemble, mais que, lorsqu’ils grandissent, une méfiance et une méchanceté hors norme embrasent leur cœur ? L’environnement a volé leur innocence.
Je fais ce petit message pour m’adresser à toi qui dis que le problème, c’est les autres. Projette-toi un peu dans ton enfance, et rappelle-toi ce que tu entendais dans ton environnement. Tu comprendras que tu n’as jamais été raciste : on t’a fait le devenir.
Source : LafroCanadien
Immigration FM

