On aime raconter que l’immigration est une faveur qu’on accorde à ceux qui viennent d’ailleurs. Une porte qu’on leur ouvre par générosité, parce que ces derniers souffrent de famine chez eux ou sont en guerre…
Mais quand on regarde les chiffres et les besoins réels des provinces, une autre histoire se dessine.
Bien avant d’aborder le sujet, il est important de préciser que les immigrants qui arrivent ici sont scrupuleusement, rigoureusement, méticuleusement et minutieusement sélectionnés.
Ils ne sont pas là parce que le gouvernement canadien s’est dit qu’il fallait aider les petits Africains, Antillais ou autres, et que, par conséquent, on en ferait venir quelques milliers par pitié, sans rien attendre d’eux en retour.
Chaque dossier est analysé, chaque profil est évalué, chaque candidat doit répondre à des critères précis. L’immigration n’est pas un acte de charité improvisé, c’est un processus calculé.
Déjà là, on se rend compte que les immigrants qui viennent au Canada sont une plus-value. Je vous entends déjà me poser la question : et les réfugiés ? Déjà, ce ne sont pas tous les réfugiés qui sont acceptés.
De plus, la majeure partie d’entre eux ne fuient pas leur pays uniquement à cause de la famine ou de la guerre :
Plusieurs réfugiés sont établis, socialement et professionnellement parlant, ce qui veut dire, une fois de plus, que la majeure partie d’entre eux, bien qu’ils ne soient pas tous retenus, représentent eux aussi une plus-value pour le Canada.
Revenons à présent aux différents défis rencontrés au Canada :
– Le pays vieillit, le taux de natalité ne suffit plus à renouveler la population active, et de nombreux secteurs, santé, construction, agriculture, technologies, dépendent déjà de la main-d’œuvre immigrante pour simplement continuer à fonctionner.
Sans elle, des hôpitaux manqueraient de personnel, des chantiers s’arrêteraient, des champs resteraient sans bras pour les récoltes.
Chaque province sélectionne ses immigrants économiques selon ses propres besoins de main-d’œuvre. Ce n’est pas un hasard si les critères de sélection favorisent certains métiers plutôt que d’autres. On ne choisit pas des immigrants au hasard, on choisit des solutions à des problèmes précis.
Les immigrants, une fois arrivés, paient des impôts, cotisent aux régimes de retraite, consomment, investissent, ouvrent des commerces : ils contribuent directement à l’économie.
Sur papier, tout indique que ce sont d’abord les provinces qui tirent profit de cette main-d’œuvre qu’elles ont elles-mêmes recrutée pour combler leurs propres lacunes.
Et les immigrants, que reçoivent-ils donc en retour ?
– Un travail stable, une sécurité que leur pays d’origine ne leur offrait pas toujours, un accès à l’éducation pour leurs enfants, un système de santé, une retraite, une nouvelle vie.
Il n’est donc pas honnête de mettre en avant le fait que les immigrants profitent du système ou qu’ils sont de trop : c’est un échange équitable, juste, profitant aux deux partis.
Les provinces obtiennent la main-d’œuvre et la vitalité dont elles ont besoin. Les immigrants obtiennent, en retour, la possibilité de recommencer une nouvelle vie. Personne ne profite de personne, chacun en bénéficie.
Source : Lafro Canadien
Immigration FM

