Canada : Une douzaine d’étudiants risquent l’expulsion

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Une douzaine d’étudiants internationaux ayant fini leurs études ont manifesté pendant plusieurs semaines dans le nord-est de Calgary. Ils ont été interpellés par des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et risquent d’être expulsés du Canada.

Selon un porte-parole de l’ASFC, les agents, contactés par la police, se sont rendus sur place mercredi. Ils ont vérifié les statuts de 20 personnes qui manifestaient, dont 12 ont été identifiées comme étant potentiellement non admissibles en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Les individus ont été invités à se rendre au bureau de l’ASFC plus tard dans la journée pour un entretien de suivi, affirme l’agence fédérale.

Les diplômés ont manifesté pendant des semaines au Saddletowne Circle, à Calgary, pour protester contre le refus de leurs permis de travail postdiplôme, normalement accordés par le gouvernement fédéral. Des manifestations similaires ont lieu à Edmonton, où certains étudiants ont participé à des grèves de la faim en signe de protestation.

Des diplômés du Collège Portage, à Calgary, affirment qu’ils pensaient être admissibles à des permis de travail postdiplôme à la fin de leurs études, mais plusieurs de ces demandes ont été refusées.

L’explication du Collège Portage est que les étudiants inscrits dans des programmes de partenariat public-privé sans crédit avant le 15 mai 2024 étaient [admissibles] pour demander un permis de travail postdiplôme, s’ils étaient inscrits avant les changements de mai 2024, conformément aux informations disponibles à l’époque et à la manière dont ces demandes avaient historiquement été administrées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, déclare le porte-parole du Collège Portage, Andre Delaire. Vérification de statut des manifestants

Le Service de police de Calgary est à l’origine de l’appel qui a mené à l’intervention de l’ASFC lors de la manifestation.

La police explique qu’elle a répondu à un rapport concernant des personnes bloquant des parties du trottoir et entravant le passage des piétons : Lors de cette interaction, les agents ont demandé à identifier les personnes qui avaient installé des tentes ou d’autres structures sans permis sur la propriété de la Ville.

Les policiers indiquent avoir eu de la difficulté à effectuer l’identification des manifestants, ce qui explique pourquoi ils ont contacté l’ASFC pour des vérifications. Jatin Shory, avocat en immigration à Calgary, représente environ une douzaine d’étudiants contestant leurs refus de permis de travail devant la Cour fédérale. Il leur a conseillé de ne pas assister à des manifestations publiques.

Cette situation est unique dans le contexte de l’immigration, car il s’agit d’un grand groupe d’individus désormais officiellement sans papiers qui annoncent effectivement qu’ils sont sans papiers.

Une citation de Jatin Shory, avocat en immigration à Calgary

Si une personne n’a pas de statut pour demeurer au Canada, il est possible qu’elle soit convoquée pour un entretien avec l’ASFC et qu’une ordonnance d’exclusion lui soit remise, observe Jatin Shory.

Une ordonnance d’exclusion signifie qu’un individu doit quitter le Canada immédiatement, confirmer son départ auprès de l’ASFC et ne peut pas revenir au Canada pendant un an, selon le site web de l’ASFC.

Au Canada, la Charte canadienne des droits et libertés protège la liberté de manifestation pacifique et la liberté d’expression de toutes les personnes sur son territoire, y compris les non-citoyens et les immigrants.

Source : Presse canadienne

Norbass
Author: Norbass

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