Québec : Les immigrants déjà présents sur le territoire ne sont pas de trop, c’est le manque d’infrastructures le problème

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Sur plusieurs plateformes en ligne québécoises, lorsqu’on parcourt certaines interactions, ce qui en ressort souvent pour démontrer de façon basique qu’il y a trop d’immigrants par rapport à la capacité d’accueil est l’exemple d’une maison ayant 3 chambres pour 20 invités.

Vu que la maison ne peut pas recevoir tout le monde, les 17 autres devraient retourner chez eux parce qu’il n’y a pas assez de place.

Et si le cas pratique était vu sous un autre angle, rejoignant beaucoup plus les faits sur le terrain, on le reformulerait plutôt ainsi :

Supposons que 20 personnes ont participé à construire une maison de 3 chambres. Les uns l’ont construite, les autres l’ont entretenue, d’autres encore se sont occupés à l’équiper complètement et au final, d’autres prennent soin de ceux qui y habitent.

Privilégierait-on donc ceux qui ont posé les pierres par rapport à ceux qui ont participé à leur manière, alors que sans leur participation, ce serait une maison abandonnée ?

Il est important de rappeler que les immigrants qui se trouvent au Québec n’y sont pas par hasard. Dans la grande majorité des cas, ils ont été invités à y être, au travers des programmes d’immigration mis en place par les gouvernements provincial et fédéral. Ce sont des gens choisis, sélectionnés pour répondre à des besoins précis.

On peut également prendre l’exemple d’un groupe de personnes qui a pris l’initiative de faire un feu de bois (les fondateurs du Québec et du Canada).

Ils ont placé des branches et allumé le feu, mais si personne ne le maintien en rajoutant d’autres branches, le feu s’éteindra. Ce sont donc les immigrants qui s’occupent de maintenir ce feu en apportant, par leur effort, les branches qui permettent aux flammes de garder leur vigueur.

Le Québec et le Canada ne sont pas une maison figée avec une capacité fixe, ni un feu qu’on laisse s’éteindre faute de branches. C’est un projet collectif en constante évolution.

Dire qu’il y a trop d’immigrants sans reconnaître que beaucoup d’entre eux participent activement à faire fonctionner nos services publics, c’est ignorer volontairement ou involontairement une partie importante de l’équation.

Le problème n’est pas le nombre de personnes, c’est notre capacité, ou notre volonté, à continuer de bâtir pour suivre la croissance.

Au lieu de fermer la porte à ceux qui sont déjà sur le territoire et apportent les branches pour maintenir le feu, exigeons une meilleure planification pour les mettre dans de meilleures conditions : logements, santé, éducation, transports.

Dire qu’il n’y a plus de place à des gens qui ont été sélectionnés, sont sur le territoire et contribuent à bâtir cette place, c’est faire preuve en quelque sorte de mauvaise foi.

 

Par LafroCanadien

 

 

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