Cette mise en garde, lancée par des organismes de soutien comme le Comité d’action des personnes sans statut (CAPSS), fait suite à une décision majeure de la Cour suprême des États-Unis autorisant l’administration Trump à révoquer le Statut de protection temporaire (TPS).
Selon une décision judiciaire, la Cour suprême des États-Unis a validé la suppression des protections du programme TPS pour les ressortissants d’Haïti et de Syrie.
Cette mesure, à en croire des sources dignes de foi, menace directement d’expulsion environ 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens installés aux États-Unis, souvent depuis plus d’une décennie. La fin des protections juridiques américaines est prévue pour entrer en vigueur le 27 juillet 2026.
L’impact et les obstacles à la frontière canadienne
Face au risque d’être détenus puis déportés par les services de l’ICE aux États-Unis, de nombreux migrants amorcent une route migratoire vers le nord. Toutefois, le cadre légal canadien s’est considérablement durci.
Entente sur les tiers pays sûrs (ETPS)
Modifié en 2023, cet accord s’applique désormais sur l’ensemble de la frontière terrestre (incluant les passages irréguliers comme l’ancien chemin Roxham). Les migrants traversant depuis les États-Unis sont systématiquement refoulés
Rares exceptions
Les seules personnes autorisées à entrer et à déposer une demande d’asile à la frontière terrestre sont les mineurs non accompagnés ou les individus ayant de la famille proche légalement établie au Canada.
Conséquences des rejets
Les migrants qui tentent leur chance sans répondre à ces critères stricts sont immédiatement remis aux autorités américaines, s’exposant à une détention immédiate.
Les intervenants humanitaires canadiens
La Presse exhorte Ottawa à suspendre l’Entente sur les tiers pays sûrs. De son côté, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) maintient que l’entente reste pleinement en vigueur et invite à respecter les points d’entrée officiels.
Immigration FM, Ottawa
Source : La Presse canadienne

