Il s’appelle Issifou Bacha Youssouf né le 06 janvier 1989 à Lomé au Togo. Il a été obligé de fuir son pays pour avoir soupçonné un trafic de drogue par les hautes autorités. Il a atterrit en catastrophe au Brésil puis, après des jours de calvaire, il a pu rejoindre les États-Unis par route. Malheureusement, il n’a pas pu pousser sa demande d’asile jusqu’au bout à cause de la nouvelle loi du gouvernement américain actuel axée sur des expulsions massives y compris les demandeurs d’asile.
En effet, le 1er avril 2024, alors que M. Issifou Bacha Youssouf travaillait dans le port de Lomé comme conducteur de charriot élévateur, son équipe de déchargement est tombé sur des colis suspects identifiés comme provenant du gouvernement togolais.
Après avoir informé son superviseur qu’il soupçonnait un trafic de drogue, ce dernier va lui intimer l’ordre de se taire et de ne plus jamais se mêler de ce qui ne le concerne pas.
Alors qu’il croyait l’affaire close, il est surpris le lendemain de se voir subir un entretien musclé de la part du superviseur. « Si tu veux réussir dans la vie, tu n’as pas besoin de parler de tout ce qui se passe », va-t-il assener. Néophyte dans l’équipe, il va se confier à son oncle et à ses collègues, car ne comprenant pourquoi il était devenu subitement une indésirable.
Quelques jours plus tard, alors qu’il retournait chez lui après une journée de dur labeur, il va apercevoir des personnes cagoulées qui l’épiaient. Tentant de vouloir changer de direction, il sera stoppé net et roué de coups de poings et de gourdins.
Pendant qu’ils le molestaient, ils ont martelé qu’ils vont le tuer. Du coup, il va deviner qu’il s’agissait de milices gouvernementales, car après environ six jours de violence, ils sont venus chez lui et l’ont embastillé dans une cellule infeste.
Il y sera été torturé, soumis au goute à goute (simulation de noyade au Togo). Les gardiens de la prison, cagoulés, ouvraient le toit pour le brûler au soleil et le blessaient aux plantes de pieds à l’aide des machettes.
« Je n’ai jamais su pourquoi j’ai été détenu et on ne m’a jamais donné les raisons de mon arrestation. J’ai été fait prisonnier pendant deux à trois semaines. Mon oncle, qui travaille pour le gouvernement au Centre administratif et aux services économiques et financiers, a bataillé dur pour me libérer des griffes de mes geôliers. », a-t-il confié, la mort dans l’âme.
Les conséquences d’une telle persécution ont été graves pour M. Issifou Bacha Youssouf
« Je crains de retourner au Togo parce que je risquerais la persécution, les menaces, les intimidations voire l’assassinat parce que j’ai eu le courage de dénoncer les trafiquants de drogues », a-t-il glissé, visiblement traumatisé.
Selon des rapports produits par le département d’État américain, au Togo, bien que le gouvernement dit réprimer les trafiquants de drogues, ce n’est pas toujours le cas dans la pratique. Puisque on n’y retrouve des hommes en tenue et même des autorités gouvernementales qui protègent cette bande de crime organisé autour des stupéfiants.
Immigration FM.

