Québec : Suppression du Programme d’expérience québécoise, encore des incertitudes, malgré les assurances du gouvernement

0 Partages

Après la suppression du programme de l’expérience québécoise jetant ainsi en pâture des centaines des travailleurs étrangers temporaires, des étudiants et des entreprises, des incertitudes continuent de noircir l’horizon.

Des préoccupations légitimes sont exprimées quant à l’accès à l’accès désormais obstrué à la résidence permanente et les perspectives d’avenir au Québec.

Face à cette levée de bouclier, le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge a tenté, il y a quelques jours sur les ondes de Dumont, de convaincre que beaucoup de personnes étaient mal informées au sujet de la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Cette intervention du ministre survient dans un contexte où la fin du PEQ crée des incertitudes pour des milliers de travailleurs étrangers, et où des entreprises, des syndicats, des experts et des individus expriment des préoccupations sur l’accès à la résidence permanente et les perspectives d’avenir au Québec.

Selon lui, certaines critiques reposent sur des inexactitudes ou des mauvaises compréhensions des nouvelles règles d’immigration, insistant précisément sur  la façon dont fonctionne le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).

« Ce n’est pas un « tirage au sort » aléatoire, mais un processus de sélection avec critères précis selon lesquels les autorités choisissent qui sera invité à présenter une demande de résidence permanente », a-t-il tenté de justifier, soulignant que « certaines personnes expriment leurs inquiétudes dans être informées auprès des sources officielles, comme le site du ministère ».

Roberge a cependant reconnu qu’un gel de près d’un an entre la fermeture du PEQ et l’ouverture du nouveau programme a contribué à une incertitude importante chez certains candidats. Ajoutant que cette période sans programme ouvert est en partie responsable de la confusion et des inquiétudes exprimées par des travailleurs et observateurs.

« Il essaye de noyer le poisson. Je pense que le PSTQ est un arnaque pour ceux qui espéraient le PEQ », a fustigé un internaute. « Enlevez vos lunettes et vous verrez mieux les impacts de votre mauvaise décision », a renchéri,  fermement un autre internaute.

L’objectif du Programme de l’expérience québécoise (PEQ)

L’objectif de ce programme était de faciliter la résidence permanente des personnes déjà intégrées au Québec.

Il comportait deux volets à savoir : le volet des diplômés du Québec et celui des travailleurs temporaires ayant une expérience de travail au Québec.

Les principaux critères pour être admissible étaient les suivants : avoir obtenu un diplôme au Québec, avoir une expérience de travail qualifié au Québec, une connaissance avancée du français oral et résider au Québec au moment de la demande.

En ce qui concerne le mode de sélection, il n’y avait pas de système de points. Et les délais étaient généralement plus rapides que le Programme régulier des travailleurs du Québec (PRTQ) devenu Programme de sélection des travailleurs du Québec (PSTQ). La finalité de la procédure était l’obtention d’un Certificat de sélection du Québec (CSQ).

« J’ai été sélectionné pour représenter le Québec à l’international comme musicien professionnel, j’ai reçu les félicitations de ma députée provinciale et aujourd’hui on me ferme la porte au nez. Le gouvernement ne peut pas traiter les personnes déjà francisées et intégrées de cette manière.», avait  déclaré lors d’une manifestation organisée par l’organisation Le Québec C’est Nous Aussi,  Aram une musicien professionnel directement impactée par la suppression du PEQ.

Immigration FM.

Photo Immigration FM

admin
Author: admin

0 Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *