Malaika, l’amour de l’Afrique au féminin

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Le 19 février, la salle de spectacle le Club Balattou était assez étroite pour accueillir de nombreux invités venus écouter la voix suave,  perçante, Mélodieuse et caressante de Mario-Rose Kouadjo.  L’artiste sortie tout droit des entrailles de l’Afrique.

En ce temps d’hiver, il fait froid sur l’île de Montréal. C’est le cœur urbain et économique de la Région  et de la Communauté métropolitaine de Montréal. En dépit de ce climat pas très clément, ils sont nombreux,  venus écouter la diva lâcher ses cordes vocales.  Dans une salle diversifiée et inclusive. Une ambiance conviviale.

« C’est la première fois que je découvre ce cabaret », me souffle joyeusement mon voisin bien installé dans sa chaise roulante.

Le  volume sonore est maitrisé. Une lumière tamisée et une intensité sonore réduite afin d’éviter les surcharges.

Il est environ 21h30 quand surgit sur la scène l’écrivaine Emmanuelle Royer. Elle introduit l’artiste. « J’ai l’honneur de vous présenter une artiste complète, qui va vous enflammer par sa voix, sa présence, et son énergie. Marie-Rose Kouadjo chante, joue de plusieurs instruments et compose », se réjouit-t-elle, enchainant  qu’elle incarne la fusion harmonieuse entre les rythmes africains, le jazz, la soul, et les sonorités du monde.

Pendant que ce beau monde  échange autour d’une bière pour certains et d’un vers d’eau pour d’autres, apparaît dans l’ombre de la nuit, richement vêtue aux couleurs africaines, la diva Marie-Rose Kouadjo.

Très sobre, elle est accueillie par des youyous. Elle s’approche,  aux pas majestueux,  de son tam-tam et annonce les couleurs. C’est l’extase.  « Est-ce que l’Afrique est là », harangue-t-elle. Puis, lance des éloges en direction du Canada qui fait énormément pour les personnes à mobilité réduite.

Son conjoint Mario Ballavance est aussi présent, mais très discret. Pourtant, il est la cheville ouvrière de son brillant parcours artistique. Auteur de l’opuscule intitulé « Pour l’Amour d’une Africaine et sa musique », il s’assure que le spectacle sera à la hauteur des attentes de nombreux fans de sa conjointe.

En effet, le parcours de Marie-Rose Kouadjio commence à l’Orchestre de l’université d’Abidjan en Côte-d’Ivoire. Titulaire d’une maîtrise en droit, la musique reste et demeure sa passion. Elle se joint à l’Orchestre de la Radiodiffusion télévision ivoirienne. Pendant six ans, sa voix entre dans les foyers et marque le public ivoirien.

Une premier séjour au Canada permet à la diva de chanter au Festival mondial de musique des femmes d’ici et d’ailleurs.

C’est en Côte-d’Ivoire qu’elle lance son premier album Avant Avant. Elle fonde aussi le groupe Koro Ni Koura et s’impose sur les scènes d’Abidjan, notamment à l’Espace Acoustic et à l’hôtel Ivoire. Son simple Naza et son vidéoclip gagnent un public plus large grâce à son YouTube.

Ce 19 février, après plus de 11 ans d’absence, l’artiste Marie-Rose fait son retour en scène. Elle interprète avec brio des compositions originales comme Mama Africa et des classiques de la musique africaine, comme Pata-Pata de Myriam Makeba.

Pour l’accompagner dans voyage musical, elle fait appel au Djidji Band dirigé par maestro Aristiqde Gnakalé, un autre habitué des scènes montréalaises comme le Festival international de Jazz, Nuits d’Afrique et les Francofolies.

Marie-Rose dit souvent : « Là où les mots s’arrêtent, ma musique continue de parler ».

Et ce soir-là, la musique a parlé. Pour une fin de concert en apothéose. Salut l’artiste.

Immigration FM, Montréal.

 

 

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