Études au Canada, ce que vous devez savoir

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Chaque année, ce sont des  centaines de milliers d’étudiants internationaux qui font du Canada leur destination d’études. Cependant, souvent pris dans la nasse des arnaqueurs et des faux consultants, ils voient leurs ambitions vouées aux gémonies. Quelques conseils pratiques…

Étape 1 : Choisir son programme et son établissement

Avant même de commencer ta demande de permis d’études, le candidat doit :

  1. Décider du programme (collège, université, formation professionnelle, etc.)
  2. Choisir un établissement  d’enseignement désigné (EED). Seulement ces établissements permettent de demander un permis d’études au Canada.

Attention : certains programmes déclenchent des exigences spécifiques pour le Post-Graduation Work Permit (PGWP) Permis de travail post diplôme (PTPD) en français, même si les règles ont été un peu « gelées » pour 2026 (aucune modification des programmes éligibles cette année) ce qui donne plus de stabilité pour les choix de filière.

Étape 2 : Obtenir les lettres ou documents requis avant de déposer

Financièrement, à partir du 1ᵉʳ septembre 2025, les exigences de preuve de fonds sont devenues  supérieures aux années précédentes pour démontrer que l’étudiant peut vivre au Canada :

  • Pour une seule personne, il faut maintenant montrer au moins CAD $22 895 de fonds disponibles (en plus des frais de scolarité et des frais de transport).
  • Pour un étudiant avec personnes à charge, ce minimum augmente selon le nombre de personnes.

Ces fonds doivent être clairement documentés (ex. relevés bancaires, GIC, preuve de prêt, lettres de sponsor) et ne peuvent pas compter uniquement sur un travail que le futur étudiant fera au Canada.

Au Québec, le futur étudiant doit aussi obtenir un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) avant de demander le permis d’études. Le CAQ a ses propres exigences financières (frais de scolarité + coût de la vie + transport + assurance santé), en plus du minimum fédéral.

Étape 3 : Quotas provinciaux et cap national

Depuis 2024, le Canada limite le nombre de nouvelles demandes de permis d’études chaque année. Cela se fait via un plafond global, puis des quotas attribués à chaque province ou territoire.

Comment ça marche :

  1. Cap national : un nombre maximum de demandes de permis d’études sera accepté au Canada chaque année.
  2. Allocations provinciales : ce cap est réparti entre provinces et territoires selon leur taille et besoins.
  3. Quotas locaux : chaque province distribue ensuite ces « places » entre ses établissements.

Par exemple, pour 2026, le total des demandes acceptées pour les étudiants qui nécessitent une attestation (PAL/TAL) est limité à environ 309 670 espaces répartis par province :

  • Ontario ~104 780
  • Québec ~93 069
  • Colombie-Britannique ~32 596
    … et d’autres provinces/territoires avec des chiffres plus modestes.

La Lettre d’Attestation Provinciale (LAP) est une lettre officielle qui confirme que la province accepte la demande du candidat dans son quota.

Sans cette lettre, la demande de permis d’études ne sera pas considérée dans le cadre des places disponibles.

Exceptions : certains groupes ne sont pas soumis à ces quotas, comme les étudiants au primaire/secondaire, les titulaires de permis existants qui renouvellent au même niveau et certains groupes prioritaires.

Étape 4 : Soumettre sa demande (avec tous les documents)

La demande de permis d’études du candidat doit inclure :

  • Lettre d’acceptation d’un Établissement d’enseignement désigné (obligatoire).
  • Preuve de fonds suffisants selon les nouveaux seuils.
  • Lettre d’attestation provinciale (si le candidat est dans une province qui requiert un quota et que son dossier n’est pas exempt).
  • Preuves de paiement des frais requis.
  • Documents d’identité, photo, etc.

Important : Le candidat doit déposer sa demande le plus tôt possible dans l’année, car le quota provincial peut être atteint avant la fin de la période de dépôt.

Étape 5 : Après le dépôt

Attente de traitement

  • Le traitement peut être plus long qu’avant, car les quotas provinciaux créent plus de revue administrative.

Refus ou quotas épuisés

Si les documents du candidat sont complets mais que le quota est déjà atteint, la demande peut être mise de côté ou refusée. Dans ce cas, il faudra alors soumettre une nouvelle demande  dans une autre période où des places sont disponibles.

Certains pays voient des taux de refus plus élevés (par exemple, pour des cas de fraudes documentaires), ce qui signifie qu’il faut être très strict avec la preuve de fonds et l’authenticité des lettres d’acceptation.

Immigration FM

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