«En pleine crise nationale sur le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), alors que tous les acteurs lui demandent de reculer et d’accorder une clause de droits acquis, le ministre de l’Immigration s’entête, s’isole et nous sert du réchauffé avec une annonce qui n’a rien de nouveau et qui est largement insuffisante pour rassurer qui que ce soit.
Depuis des mois, le ministre Roberge est empêtré dans cette crise qui ne cesse de s’aggraver. Après le fiasco de Francisation Québec, et après une crise semblable sur le PEQ qui avait coûté son ministère à Simon Jolin-Barrette en 2020, on aurait pu s’attendre à ce que le ministre comprenne le message et reconnaisse ses erreurs.
Si le ministre veut réellement rassurer les milliers de personnes touchées par la fermeture du PEQ, des travailleuses et travailleurs francisés dans nos hôpitaux, les Centres de la petite enfance (CPE), les Petites et moyennes entreprises(PME), les universités et plus encore, il doit faire le seul geste qui s’impose : accorder une clause de droits acquis aux gens du PEQ. Il s’agit là du strict minimum!
Soyons clairs, le PEQ est le meilleur programme pour attirer les talents dont le Québec ne peut pas se passer. Un gouvernement solidaire accorderait la clause de droits acquis et réouvrirait le PEQ sans délai », a dénoncé le député du parti Québec Solidaire Guillaume-Cliche-Rivard.
En effet, lors de sa conférence donnée le 30 janvier, le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, a voulu faire une « mise au point » sur la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et « faire baisser l’angoisse » pour les personnes qui craignent de devoir quitter le Québec, faute de pouvoir obtenir leur résidence permanente.
Mais M. Roberge, contre toute attente est demeuré campé sur sa position : pas question d’appliquer une clause de droits acquis (ou clause grand-père) pour les immigrants arrivés sur le territoire québécois avant que le gouvernement Legault ne décrète la mort du PEQ.
Depuis l’annonce de la fin du PEQ, les témoignages d’immigrants quelque peu désorientés s’accumulent dans les médias. En cause : le manque de prévisibilité du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui classe les immigrants selon un système de points, et non plus sur le mode du premier arrivé, premier servi comme le PEQ. Québec favorise entre autres les immigrants établis à l’extérieur de Montréal et de Laval.
En clair, rien ne garantit à un immigrant qui travaille présentement au Québec qu’il pourra bel et bien obtenir sa résidence permanente et pouvoir rester dans la province.
On reproche ainsi au gouvernement d’avoir changé les règles du jeu pour les immigrants arrivés avec la promesse d’obtenir une résidence permanente après deux ans à travailler sur le territoire.
« Plusieurs intervenants avaient avisé le ministre de l’Immigration des impacts considérables de la fin du programme d’immigration. Avant de procéder à l’abolition définitive et sans préavis du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, avait été prévenu par de nombreux intervenants que sa disparition aurait des impacts majeurs », a confié à Immigration FM, une source digne de foi.
À lire aussi : Québec : 6300 employés en santé risquent la déportation
Immigration FM

